LA LEGION ETRANGERE D'HIER ET D'AUJOURD'HUI
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LA LEGION ETRANGERE D'HIER ET D'AUJOURD'HUI

LA LEGION ETRANGERE , SON HISTOIRE , SES TRADITIONS ET SES AMICALES
 
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 Commandement de la Légion étrangère

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Masculin DATE D' INSCRIPTION : 29/11/2011

MessageSujet: Commandement de la Légion étrangère   Lun 5 Déc - 13:14:55

Commandement de la Légion étrangère


Insigne du COMLE

1er avril 1931
France
Armée de Terre
administration
1erRE
4eRE
GRLE
Aubagne
Vert et Rouge
Général de Saint-Chamas
Général Rollet

Le Général commandant la Légion étrangère, surnommé le Père Légion, est directement subordonné au chef d'état-major de l'armée de Terre (CEMAT) français.
Il est le conseiller technique pour l'ensemble des questions
spécifiques à la Légion (recrutement, traditions, emploi, formation,
sécurité).

Il ne commande, pour emploi, que le 1erRE, le 4eRE et le GRLE, les autres formations étant subordonnées à leurs brigades d'appartenance ou à leurs commandements territoriaux. En revanche, ses prérogatives s'étendent aux domaines suivants :

  • gestion des effectifs et administration des personnels ;
  • formation et instruction ;
  • protection et sécurité du personnel servant à titre étranger ;
  • moral, patrimoine et traditions ;
  • action sociale.
Le commandement de la Légion étrangère est stationné au quartier Vienot à Aubagne, dans l'enceinte du 1er Régiment étranger.


Sommaire


  • 1 Création et différentes dénominations
  • 2 Historique des garnisons, campagnes et batailles
  • 3 Traditions

    • 3.1 Devise
    • 3.2 Insigne
    • 3.3 Drapeau
    • 3.4 Décorations
    • 3.5 Chant

  • 4 Titulaires du poste
  • 5 Faits d'armes faisant particulièrement honneur à l'unité
  • 6 Personnalités ayant servi au sein de l'unité
  • 7 L'unité aujourd'hui

    • 7.1 Missions
    • 7.2 Organisation


Création et différentes dénominations



  • 2 mars 1931, création de l'ILE (inspection de la Légion étrangère)
  • 1934 ou 35, dissolution de l'ILE
  • 1948, nouvelle création de l'ILE
  • 1er septembre 1950, nouvelle dissolution de l'ILE et création du GALE (groupement autonome de la Légion étrangère)
  • 1er juillet 1955, création du COLE (commandement de la Légion étrangère)
  • 16 septembre 1957, le COLE devient l'ITLE (inspection technique de la Légion étrangère)
  • 1er juillet 1964, dissolution de l'ITLE
  • 1er septembre 1972, création du GLE (groupement de Légion étrangère)
  • 1er juillet 1984, le GLE devient COMLE (commandement de la Légion étrangère).

Historique des garnisons, campagnes et batailles


Le 1er avril 1931, alors que la Légion atteint l'effectif de 30 000 hommes, le général Rollet, reçoit le poste d'inspecteur de la légion étrangère nouvellement créé à Tlemcen en Algérie. C'est à ce moment qu'est créé le Dépôt commun des régiments étrangers (DCRE). Cette inspection est dissoute en 1935 avec le départ du Père Légion à la retraite.

En 1948, l'Inspection renaît pour deux ans sous le commandement du général Monclar. De nouveau dissoute en 1950,
elle laisse la place au groupement autonome de la Légion étrangère
(GALE) commandé successivement par les généraux Olié et Gardy qui ont
les attributions d'un général inspecteur. Le GALE comprend alors un
état-major à Sidi bel-Abbès, le Dépôt commun de la Légion, le 1er
REI qui regroupe toutes les unités d'instruction, le Service
d'information et le Service du moral et des œuvres de la Légion
Étrangère (SMOLE).

En 1954, à la fin de la guerre d'Indochine, la Légion étrangère est réorganisée. Le 1er régiment étranger
prend alors à son compte toutes les attributions des unités communes
aux régiments de Légion. Le COLE (commandement de la Légion étrangère)
est créé le 1er juillet 1955 à Vincennes ; son commandement est assuré par le colonel Lennuyeux. Deux ans plus tard, le 16 septembre 1957, le commandement prend l'appellation d'inspection technique de la Légion étrangère (ITLE). Cette inspection sera dissoute en 1964 et ses attributions seront dévolues au chef de corps du 1er Étranger.

En 1972, sous l'impulsion du colonel Letestu est créé un groupement de Légion étrangère (GLE), dont le commandement lui est confié. Il a alors autorité sur les 1er et 2e Régiments étrangers et conserve les prérogatives de général inspecteur. Par ailleurs, le chef du GLE commande aussi la 31e Brigade. Cette unité expérimentale, à forte dominante Légion est l'une des premières brigades interarmes. Elle sera engagée au Liban en 1983 puis dissoute pour devenir la Division légère blindée.

Le 1er juillet 1984, le GLE reprend la dénomination de Commandement de la Légion étrangère (COMLE).

Insigne



  • GALE


  • COMLE

  • Insigne de béret Type 2
Titulaires du poste

Inspection de la Légion étrangère (IILE)


  • 1931 - 1935 : général Rollet
  • 1948 - 1950 : général Magrin-Vernerey dit Monclar

Groupement autonome de la Légion étrangère (GALE)


  • 1950 : général Olié
  • 1951 : général Paul Gardy

Commandement de la Légion étrangère (COLE)


  • 1955 : colonel puis général Lennuyeux

Inspection technique de la Légion étrangère (ITLE)


  • 1957 : général Lennuyeux
  • 1958 : général Paul Gardy
  • 1960 : général René Morel
  • 1962 : général Jacques Lefort
Groupement de la Légion étrangère (GLE)


  • 1972 : colonel puis général Letestu
  • 1973 : colonel puis général Gustave Fourreau
  • 1976 : colonel puis général Bernard Goupil
  • 1980 : général Lardry
  • 1982 : général Jean-Claude Coullon
Commandement de la Légion étrangère (COMLE)


  • 1984 : général Jean-Claude Coullon
  • 1985 : général Jean Louis Roué
  • 1988 : général Raymond Le Corre
  • 1992 : général Bernard Colcomb
  • 1994 : général Christian Piquemal
  • 1999 : général Bernard Grail
  • 2002 : général Franceschi
  • 2004 : général Dary
  • 2006 : général Louis Pichot de Champfleury
  • 2009 : général Alain Bouquin
  • 2011 : général Christophe de Saint-Chamas

Organisation

Dans sa mission, le général commandant la Légion est assisté d'un
état-major restreint dont les services s'appuient sur le personnel du 1erRE. Cet état-major est constitué de la manière suivante :

  • la division des ressources humaines (DRHLE) assure la gestion,
    l'administration de l'ensemble des personnels servant à titre étranger,
    ainsi que l'administration de tous les étrangers rayés des contrôles ;
  • la division du recrutement de la Légion étrangère (DRLE) est
    responsable des postes d'information et postes de recrutement de la
    Légion étrangère ainsi que du centre de sélection et d'incorporation ;
  • la division des systèmes d'information et de communication (DSICLE)
    développe les applications propres, administre les réseaux et conseille
    en matière de formation SIC pour la Légion étrangère. Elle s'appuie pour
    sa mission sur le Service de traitement de l'information de la Légion
    Étrangère (STILE) ;
  • la division statistiques et protection du personnel de la Légion
    étrangère (DSPLE) a compétence, en matière de protection et de sécurité
    sur l'ensemble des personnels servant à titre étranger. Elle participe à
    la sélection des candidats à l'engagement ;
  • la division communication et information (DCILE) est chargée de la
    communication institutionnelle. Elle gère les relations publiques, les
    médias, les productions de Képi blanc, le mensuel de la Légion, l'administration des sites internet, ainsi que la cellule audiovisuelle ;
  • la division histoire et patrimoine (DHPLE) assure la conservation et
    la gestion du patrimoine de la Légion étrangère, et notamment la
    gestion du musée de la Légion étrangère ;
  • le bureau d'action sociale et d'entraide de la Légion étrangère / foyer d'entraide de la Légion étrangère (BASELE / FELE).
LE COMMANDEMENT DE LA LEGION ETRANGERE


LE COMMANDEMENT DE LA LEGION ETRANGERE
1er Régiment étranger

Doyen des régiments de la Légion, il est né le 9 mars 1831, en même temps
qu’est publié le décret de formation de la Légion. Son ancienneté lui
confère le rôle de gardien des traditions et de dépositaire du souvenir
légionnaire. C’est au 1er RE que tout légionnaire commence et termine sa
carrière. Implanté au Quartier Viénot à Aubagne depuis 1962, son
personnel est réparti en fait sur toute la France compte tenu du
maillage des postes de recrutement sur l’ensemble du territoire
national. Unité de soutien, le 1er RE n’a pas moins pour devoir
d’entretenir ses personnels comme toute unité Légion ! Il maintient donc
en condition opérationnelle des cellules et des spécialistes afin de
pouvoir mettre sur pied, sur court préavis, des personnels au service
des autres régiments Légion engagés en opérations. Ce fut le cas d’une
Compagnie de marche au Tchad en 1970, à Beyrouth en 1983, dans le golfe
en 1990-1991 et plus près de nous au Rwanda ou en ex-Yougoslavie.
Dépositaire des gloires de la Légion, le 1er RE a l’honneur d’organiser
les manifestations nationales de Camerone le 30 avril.
Son drapeau porte les plus anciennes inscriptions de batailles de la Légion :
Sébastopol 1855 ;
Kabylie 1857 ;
Magenta 1859 ;
Camerone 1863
Extrême-Orient 1884-1885 ;
Dahomey - Maroc 1892-1907 ;
Madagascar 1895-1905 ;
Orient 1915-1917.
Son drapeau est décoré de la Croix de la Légion d’Honneur en 1906 et
titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 avec une palme et de la
médaille de la ville de Milan.
Le chant du régiment : « Nous sommes tous des volontaires »


LE COMMANDEMENT DE LA LEGION ETRANGERE

4e Régiment étranger

Le« 4 », l’autre composante du COMLE, est « l’école de la Légion ». Il
forme et perfectionne tous les personnels non officiers de la Légion
étrangère. Ses compagnies d’instruction élémentaire accueillent les
engagés volontaires sélectionnés à Aubagne et en font des légionnaires
en 4 mois. Trois priorités dominent la formation : l’apprentissage du
français, le tir au fusil et la mise en condition physique. A l’issue,
les jeunes légionnaires sont affectés en unités de combat. Au cours de
leur contrat ou de leur carrière, nombreux sont ceux qui reviendront au «
4 » pour les pelotons d’élèves gradés et de sous-officiers à la
compagnie d’instruction des cadres, ou des stages de spécialités
militaires et logistiques.
Suivant la tradition des Cie d’instruction
de Bel-Abbès ou de Saïda, le « 4 » a remis en vigueur la tradition des
fermes d’instruction. Disséminées entre autres dans les Corbières, ces
installations permettent de développer et d’entretenir la rusticité des
engagés, de créer un esprit de corps en les habituant à la vie en
campagne. Chaque Cie d’instruction possède sa propre ferme, en mesure
d’accueillir une section d’engagés ou de stagiaires. La période
d’instruction comporte deux moments forts : la remise du képi blanc qui
sanctionne les deux premiers mois de présence, et le raid de fin
d’instruction qui précède la ventilation des légionnaires dans les
différentes unités de combat. Le « 4 » a vu le jour en 1920 et
s’illustre d’emblée dans la pacification du Maroc. Dissous en 1940, il
est recréé à Dakar en 1941 sous le nom de 4e Demi-brigade de la Légion
étrangère. Il se distingue en 1943 en Tunisie puis en Indochine. Le 4e
REI, recréé en 1948, va participer à la guerre d’Algérie avant
d’entreprendre, en 1963, un périple jusqu’à Reggane (lieu d’essai de la
1ere bombe nucléaire française) et d’être dissous en 1964.
Le départ
des unités d’instruction de Corse en 1977 le voit reprendre vie à
Castelnaudary sous l’appellation de « régiment d’instruction de la
Légion étrangère ». Ce n’est que le 1er juin 1980 qu’il retrouve le nom
de 4e Etranger.
Installé au Quartier Cne Danjou, son drapeau est décoré de la Croix de guerre 1939-1945 et porte les inscriptions :
Camerone 1863
Maroc 1914-1918, 1921-1934 ;
Djebel Zaghouan 1943.
Son chant est « C’est le 4 »


DANS LA 6e BRIGADE LEGERE BLINDEE

1er REC

Créé à Sousse en 1921, le « royal étranger de cavalerie » se signale par un
recrutement composé d’un fort contingent de Russes « blancs » (partisans
du tsar, en opposition aux « rouges » communistes). Dès 1925, il est
engagé dans la pacification du Maroc et au Levant contre les Druzes
(actuelle Syrie). Appelé GRD 97 (Groupement de Reconnaissance
Divisionnaire 97) en 1940, le REC perdra dans des combats sans espoir
entre autres son chef le Lieutenant-Colonel Lacombe de Latour. Il
connaît la campagne de Tunisie en 1943 puis participe à la Libération
terminant sa course en Allemagne. Puis pendant l’Indochine, il connaît
les rizières de Cochinchine et du Tonkin avant d’intervenir en Algérie.
En 1967, il prend garnison à Orange et retrouve vite un rythme soutenu des
missions : Tchad en 1978, Beyrouth en 1983 et le Golfe en 1990. Equipé
de VAB, d’AMX-10 RC et de VBL, le REC sert entre autres l’Escadron
d’Eclairage et d’Investigation de la 6e BLB.
Le premier étendard du régiment fut remis au Colonel Sala le 2 décembre 1925 à Sousse.
Son drapeau porte les inscriptions suivantes :
Camerone 1863 ;
Levant 1925-1926 ;
Maroc 1925-1927, 1930-1934 ;
Ousseltia 1943 ;
Colmar 1945 ;
Stuttgart 1945 ;
Indochine 1947-1954.
Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1939-1945 et de la Croix de
guerre des TOE avec 4 palmes ; elle porte également la fourragère aux
couleurs de la Croix de guerre 1939-1945 et la fourragère de la croix de
guerre des TOE. Comme toutes les unités de cavalerie, le REC fête la
Saint-Georges le 23 avril et honore la mémoire de la comtesse du Luart,
brigadier-chef d’honneur, qui a été la « marraine » du régiment jusqu’à
sa mort en 1985.
Le chant du régiment : « La colonne »


DANS LA 6e BRIGADE LEGERE BLINDEE

2e REI

Constituant « la vieille garde » de la Légion avec le 1er RE, le 2e REI voit le
jour en 1841 et accomplit les mêmes tâches que celui-ci jusqu’à la 2e
guerre mondiale. Dissous le 1er avril 1943, il retrouve son nom et
l’Indochine le 1er janvier 1946. Là-bas, il armera le célèbre train
blindé que les légionnaires surnommeront « la rafale ». Annam et Tonkin
le voit en opération avant de terminer sa course dans l’enfer de Dien
Bien Phu. De 1955 à 1962, le 2e REI opère en Tunisie, au Maroc et en
Algérie puis rejoint Colomb-Béchar après le cessez-le-feu et Mers
el-Kébir en 1967 d’où il est rapatrié en France en janvier 1968 et
dissous.
Reconstitué en Corse le 1er septembre 1972, il devra en fait
attendre 10 ans pour devenir le régiment d’infanterie motorisé que l’on
connaît aujourd’hui. Au sein de la Force d’Action Rapide (FAR) et de la
6e DLB, le « 2 » se distingue au Tchad, à Beyrouth, dans le Golfe et
plus près de nous au Cambodge, au Gabon, au Rwanda et séjourne à
plusieurs reprises en ex-Yougoslavie.
Aujourd’hui plus gros régiment de l’Armée de Terre, il est doté de VAB, de VBL et de P4.
Si les mortiers de 120mm ont disparus de l’arsenal des unités d’infanterie
française, le « 2 » a récupéré pour sa part une 5e Cie de combat avec
les VAB TROUPE (classique) autrefois servi par le REC.
Les VAB "antichar" sont en dotation au sein de la CAC.
A ce jour, la structure du rgt est la suivante :
CAS. (administration et soutien)
CCL.
5 cies de combat.
CEA.
CAC. Soit un total de 9 cies et environ 1300 hommes
Son premier drapeau date du 11 septembre 1844. Au nom d’un destin commun,
il reprend la plupart des inscriptions de batailles du 1er RE :
Sébastopol 1855 ;
Kabylie 1857 ;
Magenta 1859 ;
Camerone 1863 ;
Extrême-Orient 1884-1885 ;
Dahomey 1892 ;
Madagascar 1898-1905 ;
Maroc 1907-1913, 1921-1934 ;
Indochine 1946-1954.
Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1939-1945 avec une palme, de
la Croix de guerre des TOE avec trois palmes et la médaille de la ville
de Milan. Elle porte la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre
des TOE. Héritier des compagnies montées, le « 2 » commémore le 2
septembre le combat d’El-Moungar de 1903 et entretient un mulet de
tradition.
Chant de tradition : « Anne-Marie du 2 »


DANS LA 6e BRIGADE LEGERE BLINDEE

1er REG

Le 1er REG, anciennement 6e REG, a été créé en 1984 et est implanté à
Laudun. Il a repris les traditions du 6e régiment étranger d’infanterie
formé en 1939 au Levant et dissous en 1941 après les événements de
Syrie. Reformé en 1949 en Tunisie, il y servira jusqu’en 1955 et l’un de
ses bataillons effectuera un court séjour en Indochine. Le 1er REG est
le régiment de génie-combat de la 6e BLB. A ce titre, les missions
majeures qui lui sont confiées sont spécifiques à l’arme du génie : aide
à la mobilité (ouvertures d’itinéraires, franchissements),
participation à la contre-mobilité (coupures d’itinéraires, obstacles,
destructions), organisation du terrain (enfouissement), minage, déminage
et dépollution, appui direct au combat. Comme tous les régiments de la
Brigade, il est d’une disponibilité immédiate.
Comptant environ un millier d’hommes, il est articulé de la sorte :
une Compagnie de Commandement qui, outre ses traditionnelles missions de
soutien, compte dans ses rangs les Spécialistes d’Aide au Franchissement
(SAF) et le Détachement d’Intervention Nautique Opérationnel (DINOPS)
une Compagnie d’Appui rassemblant les moyens lourds du régiment, ainsi que les sections NEDEX, appui et franchissement
des Compagnies de Combat équipées entre autres de VAB Génie.
Tous les légionnaires sont formés aux techniques de déminage et, pour la
plupart, les ont mis en pratique lors de missions extérieures.
Le 1er REG a repris le drapeau du « Régiment étranger du Levant ». Il porte les inscriptions suivantes :
Camerone 1863 ;
Messifre 1925 ;
Syrie 1925 - 1926.
Fidèle à ses traditions, il commémore « Baalbek », date de sa création et Sainte Barbe, patronne des sapeurs.
Chant de tradition : « Sapeurs, mineurs et bâtisseurs »


DANS LA 11e BRIGADE PARACHUTISTE

2e REP

Assurément l’unité la plus connue et la plus médiatisée de l’armée française, le
2e REP est le dépositaire unique des traditions de tous les légionnaires
parachutistes.Les premières unités parachutistes apparaissent en 1948 à
la Légion. Engagés directement en Indochine, les 1er et 2e BEP sont de
tous les coups durs en Extrême Orient : Cao Bang, Dien Bien Phu. Devenus
REP, les deux unités interviennent dans tous les secteurs en Algérie,
en particulier dans les grandes opérations de 1959 - 1960. Au nom de la
parole donnée, le 1er REP s’abîme dans le putsch des généraux du 21
avril 1961 et est dissous.
Demeurant 5 ans à Bou Sfer après le
conflit, le 2e REP rejoint Calvi en 1967. Dès 1969, il retrouve le
rythme des opérations extérieures et son domaine d’action préféré :
l’Afrique. Le Tchad puis Djibouti en 1976 où il libère les otages de
Loyoda. En 1978, il saute sur Kolwezi lors de la plus célèbre opération
aéroportée de l’après-guerre. Par la suite, ses unités interviennent au
Gabon (1991), au Rwanda (1990, 1991-1992, 1994), en Centrafrique (1997),
au Zaïre et au Congo. Il participe aussi à l’évacuation de
ressortissants palestiniens à Beyrouth en 1982 et détache ses Commandos
de Recherche et d’Action en Profondeur (CRAP) en Irak avec la division «
Daguet ». Dès 1993, le REP a aussi engagé ses éléments dans le «
chaudron » yougoslave.
Fort d’environ 1200 hommes et équipé de
matériels récents et ayant faits leur preuve (VAB, VBL, P4), le REP a
été la première unité a spécialiser ses compagnies de combat dans un
domaine particulier :
la 1er Cie est rompue au combat urbain et au
combat de nuit. Ses légionnaires -sont aussi passés maîtres dans le
combat antichar ;
la 2e Cie a pour terrain de jeu les régions extrêmes : montagne et franchissement ;
la 3e Cie est spécialisée dans l’action amphibie et collabore avec la Marine Nationale ;
la
4e Cie pratique le combat sur les arrières de l’ennemi, le sabotage et
les destructions. Elle forme également les tireurs d’élite.
La
Compagnie d’Eclairage et d’Appui (CEA) pour sa part regroupe la section
de reconnaissance régimentaire (SRR), les appuis mortiers de 81mm et le
Groupe de Commando Parachutiste (GCP) du régiment. Ce dernier est
composé de chuteurs opérationnels recrutés parmi les soldats du régiment
sur des tests très ardus, soumis à un entraînement particulier et
capables de mener des opérations de renseignement ou de commando avec
une mise en place par la voie des airs mais aussi par des moyens
terrestres ou amphibies.
Le drapeau du 2e REP lui a été remis en 1956 à Philippeville. Il porte les inscriptions suivantes :
Camerone 1863 ;
Indochine 1945 -1954.
Cité
huit fois à l’ordre de l’armée ne Indochine, son drapeau est titulaire
de la Croix de Guerre des Théâtres d’opérations Extérieures (TOE) avec
huit palmes et sa cravate porte la fourragère aux couleurs de la Légion
d’Honneur avec olive aux couleurs de la croix de guerre des TOE. Comme
toutes les unités aéroportées, le 2e REP fête Saint Michel, le patron
des paras.
Chant du régiment : « La Légion marche »


LES FORCES STATIONEES OUTRE MER

3e REI

En
1914, à l’occasion de la 1ere Guerre mondiale, rompant avec la règle
qui interdisait à la Légion d’intervenir sur le territoire métropolitain
mais renouant avec la tradition d’unités d’étrangers combattant pour la
France, 4 Régiments de Marche de Volontaires Etrangers arrivaient en
France pour défendre la patrie. Le 11 novembre 1915, les restes de ces
unités étaient regroupés sous le nom de Régiment de Marche de la Légion
Etrangère (RMLE). Sous le commandement du lieutenant-colonel Rollet,
futur « Père de la Légion », ce RMLE allait se couvrir de gloire.
En
1920, au Maroc, le RMLE devient 3e REI, conserve son prestigieux emblème
et s’illustre dans la pacification du pays. Après la campagne de
Tunisie, il reprend son nom de RMLE le 1er juillet 1943, participe à la
campagne d’hiver en Alsace et à la chevauchée en Allemagne au printemps
1945. Redevenu 3e REI le 1er juillet 1945, ses sacrifices sur la RC 4 et
à Dien Bien Phu lui valent de nouveaux titres de gloire. Rapatrié en
Algérie, il participe aux opérations jusqu’en 1962, où il quitte
l’Afrique du Nord pour Madagascar où il reste jusqu’en 1973.
Depuis
cette date, le 3E REI est implanté à Kourou en Guyane, chargé de la
protection du Centre Spatiale Guyanais (CSG) et donc de la fusée Ariane.
Il assure aussi des missions de souveraineté à la frontière avec les
états limitrophes de la Guyane. Implanté au Quartier Forget, il est
articulé en quatre compagnies et est renforcé d’une unité en mission de
courte durée (MCD) n’appartenant pas toujours à la Légion :
la Cie de
Commandement et des Services regroupe les services traditionnels d’un
corps de troupe mais comprend aussi la musique régimentaire, la section
d’appui mortier et les moyens particuliers de l’unité : barges, ULM,
chenillettes BV-206 entre autres.
la Compagnie d’Eclairage et
d’Appui regroupe les moyens antiaériens à basse altitude que sont les
canons de 20mm et les missiles Mistral
les compagnies de combat se
partagent entre la défense du CSG, les missions en forêt, les exercices
de combat conventionnels et les échanges avec les pays voisins.
Parfaitement adapté à son environnement, le 3e REI remplit donc plusieurs missions :
intervention opérationnelle
participation active à la vie régionale
formation et entraînement en forêt équatoriale.
Dans
ce dernier cadre, grâce à des cadres passés en autre par l’école de
jungle de Manaus au Brésil (LA référence en la matière), il élabore les
règlements de combat en forêt, gère et anime le Centre d’Entraînement en
Forêt Equatoriale (CEFE) situé à Régina sur l’Approuague. La renommée
de ce centre a vite franchit les frontières nationales (les élèves des
écoles d’officiers de Coëtquidan y font un séjour) et de nombreuses
armées envoient leurs unités d’élite dans ce centre réputé le plus dur
après Manaus.
Le « 3 » entretient par ailleurs des postes à
Saint-Georges de l’Oyapock à la frontière brésilienne et à Camopi. Ces
postes constituent tout à la fois des lieux d’entraînement privilégiés
et des bases avancées pour les missions en forêt ou les patrouilles
fluviales. Le drapeau du 3e REI est le plus décoré de l’armée française
après celui du RICM. Titulaire de seize citations à l’ordre de l’armée,
il est décoré de la Croix de la Légion d’Honneur, de la Médaille
Militaire, de la Croix de guerre 1914-1918 avec neuf palmes, de la Croix
de guerre 1939-1945 avec trois palmes et de la Croix de guerre des TOE
avec quatre palmes. Plusieurs décorations étrangères lui ont également
été attribuées : le Mérite militaire chérifien, l’ordre de la Tour et de
l’Epée du Portugal, la Médaille des Volontaires catalans et le badge de
la « Distinguished Unit ». Sa cravate porte la triple fourragère de la
Légion d’Honneur avec olive aux couleurs des croix de guerre 1914-1918
et 1939-1945, de la Médaille Militaire avec olive aux couleurs de la
croix de guerre des TOE.
Dans ses plis, on lit les batailles suivantes :
Camerone 1863 ;
Artois 1915 ;
Champagne 1915 ;
La Somme 1916 ;
Les Monts - Verdun 1917 ;
Picardie 1918 ;
Soissonais 1918 ;
Vauxaillon 1918 ;
Maroc 1925 - 1934 ;
Djebel Mansour 1943 ;
Alsace 1944 - 1945 ;
Stuttgart 1945 ;
Indochine 1945 - 1954.
Parmi
les nombreux et glorieux faits d’armes qui jalonnent son existence, le «
3 » a choisi de commémorer la percée de la ligne Hindenburg le 14
septembre 1918, exploit qui précipita la défaite allemande sur le front
de France. Cette manifestation est devenue la « Fête de la fourragère ».
Chant du régiment : « Anne-Marie du 3 » et « Défilé du 3e REI »


LES FORCES STATIONEES OUTRE MER

13e DBLE

C’est
au mois de février 1940 que la 13e Demi-Brigade de la Légion Etrangère
voit le jour. Elle remporte en effet avec les chasseurs alpins, à
Narvik, la seule victoire de la malheureuse campagne de 1940. Rapatriés
en Angleterre, les quelques 900 officiers, sous-officiers et
légionnaires se rallient immédiatement à De Gaulle et vont former le
noyau des Forces Françaises Libres (FFL). De Dakar à l’Erythrée avec la
prise de Massaouah en 1941, de la Syrie à Bir Hakeim en 1942 et El
Alamein puis l’Italie, la « 13 » achève la Libération, après la terrible
campagne d’Alsace, dans le massif de l’Authion et entre dans le cercle
très fermé des « Compagnons de la Libération ».Elle rejoint ensuite
l’Indochine ou elle laissera deux chefs de corps et un bataillon à Dien
Bien Phu. Elle retrouve l’Algérie en 1955 et s’engage aussitôt dans les
Nementchas et les Aurès avant de rejoindre les unités d’intervention en
1958. Dès 1962, elle s’installe à Djibouti et y reste malgré
l’indépendance du territoire en 1977. Elle quitte Djibouti le 13.06.2011
pour les Emirat Arabes Unis
Les nombreuses compétences du régiment
l’imposent vite comme un outil de projection de premier ordre. Loyoda
déjà en 1976, puis encore Djibouti en 1991-1992, la Somalie en 1993 et
le Rwanda en 1994.Pour mener à bien ses missions, la « 13 » est dotée de
moyens importants et bien adaptés au théâtre africain : VLRA, ERC-90
Sagaie font merveille dans le désert. Elle est structurée de la manière
suivante :
Une Cie de Commandement et de Services (CCS), qui outre
ses missions habituelles compte une section de livraison par air chargé
entre autre du pliage et de l’entretien des parachutes. Elle a aussi en
charge la gestion du Centre d’Entraînement Commando d’Arta Plage ouvert
aux unités françaises et djiboutiennes.
Une Cie d’appui et de travaux regroupant les mortiers du régiment mais aussi les engins du génie
Une Cie d’infanterie fournie indifféremment par le 2e REI ou le 2e REP
Un
escadron de reconnaissance fournie par une majorité de personnels du 1e
REC sur ERC-90 Sagaie, constituant une force blindée et antichar de
premier ordre dans la région et sur le continent entier.
Le drapeau de la « 13 » rappelle surtout sa gloire au sein des FFL :
Camerone 1863 ;
Bjervik - Narvik 1940 ;
Keren - Massaouh 1941 ;
Bir Hakeim 1942 ;
El Alamein 1942 ;
Rome 1944 ;
Colmar 1945 ;
Authion 1945 ;
Indochine 1945-1954.
Il
est décoré de la Croix de la Libération de la rosette de la Résistance,
des Croix de guerre 1939-1945 avec quatre palmes et TOE avec quatre
palmes et de la Croix de guerre norvégienne avec glaive. Sa cravate
porte la fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire avec olives
aux couleurs des Croix de guerre 1939-1945 et des TOE. Depuis le 18 juin
1996 s’y est ajoutée la fourragère aux couleurs de l’Ordre de la
Libération créée par le président Jacques Chirac à cette date.
Unité
interarmes, la « 13 » ne commémore pas d’événement particulier dehors de
Camerone. Cependant, ses différentes composantes sacrifient à leurs
saints patrons : Georges, Barbe, Michel ou Maurice.
Chant de tradition : « Sous le soleil brûlant d’Afrique »


LES FORCES STATIONEES OUTRE MER

DLEM

Implanté
à Dzaoudzi, le Détachement de la Légion Etrangère de Mayotte (DLEM) a
succédé au détachement des Comores formé en 1973 avec la 2e Cie du 3e
REI, détaché dans les îles de l’archipel. Lors du départ du 3e REI pour
la Guyane, ce détachement connaîtra quelques doutes quant à sa survie,
doutes levés finalement en 1977 par la création officielle du DLEM avec
un statu de détachement formant corps. Véritable sentinelle de la France
dans la zone sud de l’océan Indien, le DLEM exerce principalement une
mission de souveraineté sur cette zone sensible.
Le DLEM est
constitué d’unités élémentaires d’origines diverses. L’escadron de
commandement et de soutien (ECS) forme le noyau permanent du
détachement. Il assure ses tâches classiques tout en se montrant capable
de remplir des actions opérationnelles. L’unité en mission de courte
durée (MCD) qui séjourne là-bas pour généralement quatre mois vient
souvent d’unités de la FAR. Durant de longues années, le DLEM a
constitué la « chasse gardée » du 1er REC et du regretté 9e RCP.
Aujourd’hui,
le DLEM reçoit des unités de tous les régiments professionnels. Formé
sur le type « Guépard », cette unité remplit les missions d’une
compagnie d’infanterie, participe aux exercices interarmées sur la zone
et détache une section en brousse et une autre en nomadisation sur la «
Grande Terre ». Elle effectue aussi durant son séjour une mission de
présence aux îles Eparses.
Le DLEM assure aussi une fonction de
soutien au profit de la Marine Nationale et mène les travaux
d’infrastructure et d’assistance nécessaires à la vie locale tant civile
que militaire (assistance médicale gratuite, soutien au service
militaire adapté). Enfin, le DLEM représente une force d’intervention
dans la région. Cet aspect souvent méconnu de l’unité s’est néanmoins
manifesté à deux reprises : en 1989 lors de l’opération « Oside » aux
Comores et en 1995 pour juguler la tentative de coup d’état du
mercenaire Bob Denard.
En 1984, le DLEM s’est vu remettre la garde de
l’étendard du 2e REC qui avait été dissous le 31 juillet 1962. Il porte
pour seule inscription : Camerone 1863.
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