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 Période peu connu des combats de la "13" en l'année 1945

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CHRISTIAN CLAISE
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DATE DE NAISSANCE : 08/09/1954
Masculin DATE D' INSCRIPTION : 13/11/2011

MessageSujet: Période peu connu des combats de la "13" en l'année 1945   Mer 27 Nov - 12:14:49

Période peu connu des combats de la "13" en l'année 1945

Période peu connu des combats de la "13" en l'année 1945 avec La 1e DFL
1945 L'Alsace - La Défense De L'Ill - Colmar
Le 2 janvier 1945, la 1e DFL, après un retour rapide de Jonzac, se trouve en ligne sur quarante kilomètres entre Selestadt et Plobsheim, pour conserver la capitale alsacienne en exécution des ordres du général de Gaulle. Les mesures prises se traduisent sur le terrain par l'extension du secteur de la Division jusqu'à Ostheim, à 12 km. au sud de Selestadt.

Du sud au nord, le dispositif est le suivant : 1e Brigade sur l'Ill, tient Selestadt. Ensuite la 2e Brigade prolonge la défense jusqu'à Ebersmunster; un Groupement 8e RCA. avec le 3/13 est installé à Kogenheim où il fait la liaison avec la 4e Brigade que renforce la Brigade Alsace-Lorraine. Cette Brigade occupe le terrain entre l'Ill et le canal latéral du Rhin sur des avant-postes que l'on n'a pas voulu céder à l'ennemi.

L'attaque allemande se déclenche le 7 janvier. Deux colonnes solidement étoffées en chars (Brigade Feldhernhalle) foncent vers le nord parallèlement au Rhin. La 4e Brigade subit le choc, arrête in extremis (BM 21 et Brigade A.L.) les chars de pointe allemands sur l'Ill. Les centres de résistance d'Obenheim Boofzheim (BM 24) et de Rossfeld Herbsheim (BIMP) résistent durant trois jours aux assauts allemands. Le BM 24 finit par être submergé malgré les contre-attaques de la 1e Brigade (BM 11, 8e RCA., 1e RFM).

Le BIMP, un moment renforcé par des éléments des FTA et du 22e BMNA, doit être relevé. Une opération exécutée avec des blindés du Groupement Mozat de la 5 DB du 8e RCA et du 1e RFM, et les parachutistes du 1e RCP, permettent de faire relever le BIMP par le 1/13. Mais le 11, la chute d'Obenheim rend inutile le maintien de ce bataillon de Légion en avant de la ligne de résistance de l'Ill. Il exécute donc son repli dans la nuit du 10 au 12.

L'offensive ennemie est définitivement arrêtée le 13 janvier.

Cette victoire défensive de l'Ill qui sauve Strasbourg est à peine terminée que la 1e DFL, malgré les pertes qu'elle vient de subir, est engagée dans la bataille de Colmar.

Le 20 janvier, les 1e et 2e Brigades sont en place au sud de Selestadt. Elles ont pour mission de couvrir le flanc nord de la 3e DIUS chargée d'ouvrir la route à la 5e DB. Inversement, les Allemands fourniront leur effort principal contre la 1e DFL.

Il s'agit pour eux, dans un premier temps, de bloquer l'offensive de la 1e Armée en conservant le môle de résistance des bois au sud de Selestadt, puis, dans un deuxième temps, d'empêcher cette offensive alliée de couper en deux la "poche de Colmar". Leur action visera à gagner le temps nécessaire à l'évacuation des troupes allemandes de la partie nord.

Le 23 janvier, la 1e DFL attaque. La 2e Brigade traversant les terrains inondés ou couverts de neige, parsemés de mines indétectables, franchit en canot l'Ill et toutes les rivières glacées qui coulent perpendiculairement à la direction de l'assaut. Vers le milieu de la nuit, le bois de l'Illwald est conquis.

De son côté, le 1/13 s'empare en un coup de main à l'aube d'Illhausern, faisant quatre-vingts prisonniers, mais il ne peut déboucher sur Elsenheim.

Quatre jours durant, les deux brigades attaquent, subissant des pertes et ne pouvant déboucher. Les 2/13 et 3/13, jour après jour, s'épuisent face à un ennemi tenace dont les postes de combat sous rondins abritent les armes automatiques ou des chars puissants.

Le 27 janvier au matin, les blindés amis attaquent de flanc le bois d'Elsenheim, permettent enfin au 3/13 de déboucher. Les 1e et 2e Brigades arrivent sur la Blind et le 28 janvier la bataille atteint son point culminant. Sous la protection du 1/13, le Bataillon du Génie jette un pont, sous le feu, sur la Blind.

Nos unités résistent encore à trois journées de violentes contre-attaques allemandes et le 31 janvier, face au nord, notre ligne avancée est jalonnée par les villages d'Heidelsheim, Ohnenheim, Marckolsheim. Le 1e RFM et le 8e RCA tendent la main à la 2e DB vers Sundhouse L'exploitation commence. Au soir du 11 février, la DFL est au bord du Rhin sur tout son front.

Sur les 5 400 pertes de la Division pendant ce mois de janvier, les formations de Légion comptent pour un total de 1 036. C'est donc une Division saignée à blanc qui est venue à bout d'un ennemi solidement organisé et bien décidé à se battre.

Les Alpes-Maritimes
En février 1945, après la dure bataille d'Alsace, la Division reçoit l'ordre de rejoindre la région des Alpes-Maritimes. Elle ne participera pas de ce fait à l'invasion de l'Allemagne, ce qui lui aurait bien plus donné l'impression d'être victorieuse.

Cette Campagne des Alpes fut dure, causa plus de pertes à la seule Division que celle d'Allemagne n'en causa à toute la 1er Armée. Nous ne pouvons que regretter notre départ d'Alsace. Afin de permettre aux Corps issus de la 1e DFL de subsister après la guerre, le Général Garbay décide d'abord de reconstituer la 13e DBLE sous la forme d'un Régiment formant Corps, commandé par le Lieutenant-Colonel Saint Hillier, puis de transmettre les traditions des 2 et 4 Brigades à des Corps coloniaux.

Le 2 avril 1945, le Général de Gaulle remet, à Paris, leurs drapeaux et étendards à tous les Régiments de l'Armée Française. La cérémonie se déroule sur la place de la Concorde devant une affluence considérable. Elle se termine par un magnifique défilé auquel prend part le Colonel, le drapeau, le 2e Bataillon de Légion.

Il est à noter que la 13e DBLE est le seul Corps de troupe qui n'ait pas été obligé de déposer son emblème aux Invalides comme l'ont fait tous les autres régiments. La 1e DFL reçoit les drapeaux du 1e RIC. pour la 4e Brigade et du 2e RIC pour la 2e Brigade.

***

Le 4 avril 1945, l'ordre général d'opérations précise les intentions offensives de la Division :

Il s'agit d'enlever le massif fortifié de l'Authion puis d'occuper la vallée de la Roya de Breil à Saorge, enfin d'exploiter en direction du Col de Tende.

L'action principale, de flanc et de face, contre les forts de l'Authion, est confiée au Colonel Delange, Commandant la 4e Brigade. L'attaque sera soutenue au nord par un groupement 3e RIA., 18e RTS, vers la vallée de la Gordolasque, au sud par la 2e Brigade vers Mangiabo.

Le Général de Gaulle arrive à l'aérodrome de Nice le 7 avril 1945. Une Compagnie de Légion rend les honneurs et assure la garde de la résidence à Beaulieu. Le 8 avril, le Préfet et les différentes autorités reçoivent le Général sur le Boulevard du Port, puis il passe en revue un détachement d'honneur comprenant le drapeau de la Légion, la musique de la 4e Brigade, le 1e Bataillon de la 13e DBLE. Le Chef du Gouvernement dépose une gerbe au pied du monument aux morts dont la garde d'honneur est assurée par les Fusiliers-Marins, puis il décore le drapeau de la Légion de la Croix de la Libération et remet au Commandant Magendie cette décoration pour le fanion du BIMP

Les mouvements prévus pour la mise en place des unités à la veille des opérations s'exécutent le 9 avril. Le 10 avril, jour J, l'aviation donne le signal de l'assaut en bombardant La Forca. En fin de journée, l'investissement de l'Authion est en bonne voie.

La 13e DBLE. reçoit l'ordre de relever progressivement la 4e Brigade.

Le 13 avril, le 2/13, appuyé par quatre chars légers du 1e RFM, commence à progresser vers le sud sur la route conduisant de l'Authion vers l'Arbouin. Il occupe successivement le Mont Giagiabella, la Maune, la Baisse de Ventabren et la Pointe de Ventabren et se trouve sérieusement accroché devant l'ouvrage de la Déa.

Tandis que la 3/13 fait mouvement vers l'Authion en vue de le dépasser, le BM 11 poursuit son action vers l'est et enlève la Tête de la Secca.

La 13e DBLE a relevé la 4e Brigade. Depuis la veille, elle dispose du BM 21 qui fonce vers le vallon du Cairos, du 3/13 qui progresse jusqu'à 1 200 m. à l'ouest de l'ouvrage de la Béole, où les tirs d'artillerie, de mortiers et d'armes automatiques l'arrêtent.

L'ennemi, qui a reçu des renforts, semble disposé à opposer une vive résistance sur l'axe de la Colla Bassa.


Colla Bassa photographiée par Annie La Bolea en 2002

Sur la route de l'Arbouin, le 2/13 aidé par les chars légers enlève la Gonella (la Déa a été occupée dans la nuit). Le PC. tactique de la 13e DBLE est à Plan Cavai.

Depuis le début de l'opération, la Division a fait deux cents prisonniers et perdu environ cinq cents tués et blessés.

Le 15 avril, le Lieutenant-Colonel, Commandant de la 13e DBLE, pousse le BM 21 dans le vallon de Cairos, la Compagnie d'Eclaireurs-Skieurs qui renforce le Bataillon occupe la Caussega.

Le 3/13 enlève, avec l'appui de trois chars légers, la Béole et la cote 1649. Le 2/13 s'empare de l'Arbouin.

Le 16 avril, la progression du BM 21 et de la Compagnie d'Eclaireurs-Skieurs continue malgré de vives réactions ennemies. La cime de Coss, la cote 1576, la Caussega, Colla Rossa sont occupes.

Le 3/13 est arrêté devant Colla Bassa, une nouvelle attaque échoue encore le 17.


Michel Sobalski 2e classe du 3/13 tué le 17 avril 1944 à l'age probable de 45 ans

Après une très violente préparation d'artillerie et avec l'appui de deux chars légers, le 3/13 s'empare enfin de la cime de Colla Bassa, de la cote 1120 4 et du Fort de Marta le 18 avril.

Le 2/13 relève le BM 21, et la CAC 13 occupe les ouvrages de l'Authion.

Le 20 avril, la ligne tenue par la 13 est la suivante : 13e DBLE. P.C Plan Caval, 2/13 P.C. Plan Caval, cime de Coss, la Caussega, Collet d'Albel, cote 1353, 3/13 PC. Croix d'Arcueil, Colla Bassa, cote 1120, Fort de Marta, cote 1649.

Mais une patrouille du 3/13 tombe dans une embuscade à Saorge et perd huit prisonniers ce sera le dernier acte de guerre de ce conflit commencé cinq ans auparavant.

Le 24 avril enfin, la 13 quitte la région de l'Authion pour aller sur Lantosque - Saint-Martin-du-Var. Pendant ce temps, le 1/13 (Capitaine de Corta) aux ordres de la 4e Brigade, occupe sans réaction la cime de Tesina et Mora vaccerla. Il poursuit son mouvement vers le Pas de Sainte-Anne. L'ennemi semble avoir décroché partout.

Descendant sur l'Italie, le 1/13 atteindra Vinadio le 27 avril.

Tels sont les emplacements qu'occupe la 13e DBLE le 2 mai 1945 lors de la capitulation de l'armée allemande d'Italie du Nord et de Basse Autriche à midi.
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